Début d'une histoire






Je ne sais pas à quoi serviront ces écrits. A rien sans doute, juste à défouler, déverser ce trop plein de haine que je sens déferler en moi tel un torrent. J'aime écrire... On dit que ce servir de cet art c'est "hurler en silence". Ce n'est pas ce qu'il y a de plus faux. Dans ma pensée à tout le moins.


Pourtant, si je trace de ma plume ce qui met à mal mes pensées, je tiens à préciser que je suis ici pour être moi, pas pour être jugée. Je refuse d'être l'accusée d'un jury qui est aussi impur que moi et, qui en plus, ne me connaît pas. Car ici, je créé mon monde, pas une facette burlesque d'une vie qui n'aurait d'apparence que sa pseudo réalité.

Il y a tout de même des fois où je me demande pourquoi je m'évertue à écrire comme si quelqu'un me lira. Sans doute suis-je dans la même optique que Robinson Crusoé qui, pour éviter la folie, s'est construit un monde où il n'était pas seul. J'imagine alors que je suis sur une île déserte dans laquelle, pour m'éviter de sombrer dans la démence, je créé un monde avec des gens tout ce qu'il y a de plus virtuel.

Et j'écris...




# Posté le jeudi 15 février 2007 11:18

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 05:38

Apprentissage.






« L'intelligence est une chose qui est difficile à piloter, mais qui, si on réussit à la mener à bien sans se laisser aller à l'évolution au service de nos désirs désuets, peut amener les détenteurs de cette qualité à avancer sur un chemin un peu moins erroné. »


Ainsi, aux yeux de mon père, le suicide collectif était loin d'être une solution. Pour lui, même s'il était clair que nous étions déjà plongés dans la merde que les scientifiques s'acharnaient à prédire, il restait encore l'espoir qu'amenait la vérité.





# Posté le jeudi 15 février 2007 11:42

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 05:38

Danse, enfant, danse !






Il y a comme une envie soudaine d'écrire des romans qui se balade dans mes veines. Tracer comme on peu des pages entières ne signifiant rien, user de l'écriture automatique comme André Breton. Pour mieux ce comprendre ? Peut-être aussi pour mieux se perdre, qu'en sait-on ? Et puis à quoi bon, est-ce une solution de tenter la compréhension par la plume, maîtresse d'elle-même ?


Ne ferait-on pas mieux de plonger en nous pour nous trouver ?



Alors je plonge et je cherche. Je me cherche dans la beauté d'un geste gracieux, dans le crissement doux d'un crayon, dans la mélodie suintée d'une corde frottée et dans la voix harmonieuse de ceux qui savent chanter. Le ferai-je, plus souvent qu'à mon tour ? Me prenant pour une artiste, je sombrerai dans mon art de vivre, seule. Personne ne me verra ni ne m'entendra m'enfoncer dans la délicieuse sensation de perte et de plénitude que peut apporter ce bijou de la vie, cette beauté teinté de douleur que seul l'homme peut créer.




# Posté le jeudi 15 février 2007 13:46

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 05:39

Lui






Un sourire vient effleurer mes lèvres, à présent. Est-ce un regret ou un soulagement ? De ce fait amèrement doux que tu m'aies refusé ce plaisir qui aurait dû être un bonheur à l'état pur et aussi une souffrance bien difficile à supporter. Au fond, n'est-ce pas mieux ainsi ?


J'ai décidé d'oublier...






# Posté le vendredi 16 février 2007 04:26

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 05:38

L'éducation n'est pas un mal en soi. Je voulais simplement comprendre ce que je faisais là.






Que le travail et le labeur soient ta chair et ton sang. Les chiffres seront tes alliés lorsqu'ils seront élevés, seront tes ennemis au dessous du Nombre. Saisis-toi de la culture et de la connaissance, ne rêve plus, attrape ce qui t'es nécessaire, abandonne le superflu qui t'amuse tant. Apprend. Comprend. Les dates se mêleront aux noms, les chiffres aux lettres, les formules aux cellules. Tu devras écrire, vider des cartouches et des cartouches d'encre, jeté sur du papier pour que tu n'oublies pas. La mémoire ne doit pas te faire défaut, tes yeux ne doivent pas s'éloigner du tableau noir qui se teinte de blanc aux côtés de la craie professorale. Tu n'as rien choisi, mais pour ta vie tu dois accèpter cette amère torture qui sera une douleur à laquelle chacun s'adapte. Te voilà donc assis sur des bancs trop dur, entouré de victimes, clonées par les loies d'une jungle nommé "école".


Te voilà dans le cercle de l'éducation nationnale.
Bienvenue.






# Posté le vendredi 16 février 2007 11:15

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 17:55